La validation des acquis de l’expérience permet d’obtenir un diplôme, un titre professionnel ou un certificat en faisant reconnaître ce que vous savez déjà faire. Pas de retour en cours, pas d’examen classique : un dossier et un jury.
Qui peut en bénéficier
Toute personne justifiant d’une activité en rapport direct avec la certification visée. L’activité peut être salariée, non salariée, bénévole, syndicale ou liée à un mandat électif.
La réforme récente a assoupli les conditions d’ancienneté et ouvert le dispositif plus largement, notamment aux proches aidants.
Ce que la VAE permet d’obtenir
Presque toutes les certifications inscrites au répertoire national : CAP, BTS, licences, masters, titres professionnels, diplômes d’État du secteur sanitaire et social.
Le diplôme obtenu est strictement identique à celui délivré par la voie scolaire. Rien ne mentionne le parcours suivi.
Le déroulement
Information et conseil. Un point de départ gratuit auprès d’un conseiller en évolution professionnelle ou du service public dédié.
Recevabilité. Un premier dossier vérifie que votre expérience correspond bien à la certification visée.
Dossier de validation. La partie longue : décrire précisément les activités exercées, les situations rencontrées, les compétences mobilisées. Comptez plusieurs mois.
Jury. Un entretien, parfois une mise en situation. Le jury peut valider totalement, partiellement, ou refuser.
La validation partielle
C’est le cas le plus fréquent et il n’a rien d’un échec. Le jury valide certains blocs de compétences et vous indique ce qui manque. Vous conservez le bénéfice des blocs acquis et complétez ensuite, par formation ou par une nouvelle présentation.
Le financement
La VAE est éligible au CPF, ce qui couvre l’accompagnement dans la plupart des cas. Les salariés peuvent aussi mobiliser un congé dédié. France Travail et les régions financent également des parcours.
L’accompagnement n’est pas obligatoire mais change fortement le taux de réussite : les dossiers accompagnés aboutissent nettement plus souvent.
Le point le plus sous-estimé
Le dossier ne se raconte pas, il se démontre. Un jury cherche des preuves de compétences, pas un récit de carrière. Décrivez des situations concrètes, ce que vous avez fait précisément, quelles décisions vous avez prises et quel a été le résultat.
C’est exactement ce travail que l’accompagnement aide à structurer, et c’est pourquoi il vaut le financement.


